De la condition d’esclave à la femme libre – [Se libérer de son maître employeur]

Esclavage salariat

En commençant ce blog, j’ai souhaité mettre par écrit mon « aventure » vers l’indépendance. L’indépendance vis-à-vis de mon emploi, vis-à-vis de mes choix de vie.

Le mettre par écrit me permet de mieux réfléchir. J’ai les idées plus claires. Ce qui ressort de mes réflexions est que mes conditions de vie actuelle sont proches de l’esclavage.

Esclavage est un mot fort pour moi, ce n’est pas un terme que je prends à la légère. Les conditions de vie des esclaves que ce soit lors de la traite négrière, l’esclavage sexuelle ou toute sorte d’asservissement de l’être humain me répugne au plus haut point.

Et pourtant, c’est en quelque sorte ce que je vis. Je suis l’esclave de mon « maître employeur ».

La condition d’esclave du salariat

La définition du Larousse pour esclave : Personne de condition non-libre, considérée comme un instrument économique pouvant être vendu ou acheté, et qui était sous la dépendance d’un maître.

En étant salariée, mon maître est mon employeur, je ne suis pas libre de faire ce que bon me semble.

  • Je dois arriver au travail à 9h, qu’il neige, qu’il vente, que mes enfants soient malades. Si tel n’est pas le cas, je dois me justifier et il peut y avoir des sanctions.
  • Je produis de la richesse pour lui jusqu’à 17h30, même si mon travail est terminé avant.
  • Je suis acheté par mon maître employeur qui m’achète mon temps contre de l’argent. Un argent qui représente une infime partie de ce que je lui rapporte.
  • Il peut également être violent à mon égard. Harcèlement moral, parfois sexuelle, forte pression sur les délais, sur les résultats. Bien sûr le harcèlement sexuel et moral sont interdit, mais ma condition d’esclave me fait tout accepter, car j’ai besoin de son argent pour nourrir mes enfants et payer mes factures.

Le conditionnement est si fort que quitter mon maître employeur est quasiment impossible. Le quitter voudrait dire ne plus avoir de salaire, bien que ce salaire soit insuffisant pour couvrir mes charges. Mais vaut mieux ça que rien. N’est-ce pas ?

Si je n’ai plus de salaire, je risque de me retrouver à la rue, si je me retrouve à la rue, je risque de perdre mes enfants.

Donc oui, malgré la boule au ventre, bien que je sois malade, bien que mes enfants soient malades ou qu’ils aient besoin que je sois à la maison pour les aider dans leur devoir, je reste auprès de ce maître employeur qui me malmène. Parce que j’ai peur de tout perdre.

Un conditionnement qui se fait depuis le plus jeune âge

Qui n’a pas entendu la phrase : « étudie bien à l’école et tu auras un bon travail ».

On ne nous a jamais dit (en tout cas pour ma part) : « Etudie bien, soit à l’écoute des opportunités, soit conscient de ta valeur et tu arriveras à devenir ce que tu veux. N’aie pas peur, tu y arriveras ».

C’est un cercle vicieux, des idées et des certitudes qui restent de génération en génération.

Mon père était cuisinier et ma mère femme de ménage. Tous les deux esclaves de leurs employeurs. Ils m’ont tous les deux poussé à étudier pour avoir un bon travail, ce que j’ai fait d’ailleurs. Je n’ai pas fait de longues études mais j’ai eu de « bons jobs ».

A chaque fois que j’ai voulu changer pour mieux selon mes critères, ma mère ne comprenait pas pourquoi.

Elle me disait : « tu as un CDI, un bon salaire, des horaires variables, un CE. Qu’est-ce que tu veux de plus ? »

Je lui disais que ce que j’avais n’était pas suffisant et que je voulais autre chose. Etre payé pour ma valeur parce qu’inconsciemment, je me suis rendu compte que j’en avais.

Je changeais de maître « employeur », donc bien évidemment rien ne changeait. J’avais juste la satisfaction de gagner un petit peu plus que l’emploi précédent qui repartait quasi immédiatement dans les impôts. Bref pas de changement.

Quitter son maître employeur pour devenir enfin libre

Définition de liberté : La liberté est l’état d’une personne ou d’un peuple qui ne subit pas de contraintes, de soumissions, de servitudes exercées par une autre personne, par un pouvoir tyrannique ou par une puissance étrangère. C’est aussi l’état d’une personne qui n’est ni prisonnière ni sous la dépendance de quelqu’un.

Mon état d’esprit à changer. Je veux être libre.

Je n’ai plus peur, mais je me dois de rester prudente pour mes enfants.

Première étape

Pouvoir subvenir à mes besoins et à ceux de mes enfants. C’est l’étape essentielle qui me permettra d’acquérir cette fameuse liberté.

J’ai découvert Cedric Annicette qui tiens un blog http://www.businessattitude.fr/ qui traite d’indépendance financière.

Le terme indépendance financière me donne de l’espoir. De voir certaines personnes y arriver me donne de l’espoir. Ce n’est pas qu’un mythe. Bien sûr, cela demande du travail, mais je suis prête à le faire pour sortir de ce cercle infernal.

 

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